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Les îles de la Polynésie Française et de Tahiti

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Polynésie française : Les Tuamotu

L'archipel des Tuamotu est un archipel ou plutôt un groupe de plus de soixante dix-huit atolls qui font partie de la Polynésie française.
Photo satellite de quatre atolls des Tuamotus : Tenararo, Vahanga, Tenarunga et Maturei-Vavao
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Photo satellite de quatre atolls des Tuamotus : Tenararo, Vahanga, Tenarunga et Maturei-Vavao

    * Rangiroa, le second plus grand atoll du monde après Kwajalein
    * Tikehau
    * Manihi, lieu de fermes à perles noires
    * Fangataufa et Moruroa, site des 193 essais nucléaires français entre 1966 et 1996.


Peuplé de 14 876 habitants en 2002, il comprend environ 78 atolls répartis sur une dorsale de 1 700 km sur une superficie terrestre de 850 km² (la superficie maritime est de plus de 2 000 000 de km²). Une cinquantaine d'atolls sont habités en permanence, de nombreuses îles n'étant occupées que pour la pêche et la récolte épisodique du coprah. Rangiroa est l'île principale tandis que Fakarava est la destination plongée par excellence. L'agriculture est limitée aux cocotiers, pandanus et arbres à pain mais l'archipel produit des huîtres perlières et du coprah. Découvertes par les Espagnols en 1606, elles ne devinrent un protectorat français qu'en 1844 et furent annexées en 1881. Une partie de l'archipel est administrée à partir des îles Gambier avec lesquelles elles forment la subdivision administrative des îles Tuamotu-Gambier. 16 communes sur les îles Tuamotu (une aux Gambier, à Mangareva).

Les liaisons aéroportuaires et le développement de la couverture satellitaire ont contribué en partie au désenclavement de ces archipels éloignés :

    * 30 aérodromes sont implantés aux Tuamotu-Gambier ;
    * 22 stations relayant les programmes de radio et télévision (RFO) y ont été mises en service ;
    * mais 21 atolls sont encore sans téléphone dont deux chefs-lieux de commune, Hikueru et Reao.

Par ailleurs, une flotte de caboteurs livre les produits alimentaires et manufacturés nécessaires à la vie quotidienne des atolls. Ils en rapportent essentiellement des cargaisons de coprah destinées à être traitées par l'Huilerie de Tahiti.

En pleine mutation, cet archipel connaît un développement contrasté : un élan démographique et économique fondé sur la perliculture, le tourisme et la pêche n'est pas toujours homogène. Les Tuamotu-Gambier connaissent un développement sans précédent dans leur histoire, et une modernisation rapide. Le phénomène est illustré par une croissance démographique accélérée. En effet, selon le dernier recensement de 2002, les Tuamotu-Gambier comptent au total 15 862 habitants, avec des évolutions très contrastées selon les atolls.

Cette croissance s'explique par l'essor de la perliculture dans 31 îles et atolls : la perle noire a conquis tout au long de ces dernières années une enviable réputation sur les marchés internationaux de la joaillerie. Cette activité concerne les Tuamotu de l'ouest (Manihi, Takaroa, Arutua), du centre (Makemo, Fakarava, Faaite, Hao) et les îles Gambier au sud-est.

Des progrès sont également observés dans la commercialisation de la pêche transportée par goelettes sur le marché de Papeete à partir des atolls les plus proches de Tahiti (Rangiroa, Arutua, Apataki). Enfin le tourisme connaît un essor important avec le développement des pensions de famille et la présence d'hôtels de niveau international à Rangiroa, Manihi et Fakarava.

Ce développement a favorisé l'émergence de pôles d'activités (Rangiroa, Makemo, Hao, Mangareva) et l'implantation d'équipements publics en accompagnement de ce développement (alimentation en eau, réseaux d'électricité, équipements scolaires, centres médicaux et infirmerie).

Une économie traditionnelle de subsistance dominée par la coprahculture et la pêche : Fidèles à une tradition ancestrale, les habitants des Tuamotu produisent aussi les ¾ du coprah de la Polynésie française : 5 745 tonnes en 1999 pour une production globale de 7 781 tonnes. Cette économie familiale, fortement soutenue par les pouvoirs publics (Territoire et État) constitue la seule ressource des atolls du centre et de l'est. Cette activité procède plus de l'économie sociale que du développement en permettant aux habitants de vivre dans des conditions modestes mais certainement plus enviables que ceux des quartiers insalubres de Tahiti.

Les enjeux de cet archipel demeurent encore l'alimentation en eau et la maîtrise d'un développement naissant dans un milieu particulièrement fragile. Dans ce vaste ensemble, l'administrateur ou " tavana hau " a une mission générale de représentation de l'État dans son archipel auprès des communes.

L'archipel des Tuamotu-Gambier se compose de 17 communes :

    * à l'ouest, Rangiroa, Takaroa, Manihi, Arutua, Fakarava ;
    * au centre, Anaa, Makemo, Hikueru, Hao ;
    * à l'est, Napuka, Puka Puka, Fangatau, Tatakoto, Nukutavake, Reao,
    * au sud Tureia, Gambier.

L'archipel s'est également appelé Paumotu ou îles Dangereuses en raison des récifs et du nombre élevé d'échouages dus aux atolls peu visibles.

Le paumotu est le nom de la langue maohi particulière parlée dans une partie des Tuamotu.

Polynesie française et Tahiti

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