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Le voyage de la Bounty
A la fin du XVIIIème siècle, la publication des études botaniques de Joseph Banks réalisées lors des voyages de James Cook dans le Pacifique sud décide les responsables de la politique coloniale anglaise à essayer d'acclimater l'arbre à pain tahitien aux Indes Occidentales (actuelle Jamaïque) afin de nourrir les esclaves des planteurs. En effet le fruit de cet arbre constitue la base de l'alimentation Tahitienne, sa pulpe permet de fabriquer un "pain" excellent et bon marché...
Le roi George III, passionné de géographie, donna son aval à cette entreprise. Le début du périple était prévu pour la fin de l'année 1787. La Bounty, une frégate spécialement étudiée pour cette mission, fut confiée au capitaine William Bligh.

Le roi George III, passionné de géographie, donna son aval à cette entreprise. Le début du périple était prévu pour la fin de l'année 1787. La Bounty, une frégate spécialement étudiée pour cette mission, fut confiée au capitaine William Bligh.

La Bounty est une frégate de charge de 250 tonneaux, 26 mètres de long pour presque 8 mètres de large. L'entrepont est spécialement aménagé pour le transport des plants d'arbre à pain. Pour ce voyage l'équipage de la Bounty comprend 44 personnes dont un botaniste et son assistant.
William Bligh, 33 ans, capitaine de la Bounty, était maître d'équipage lors du 3ème voyage de Cook à Tahiti. Il est considéré par ses pairs comme étant un excellent marin. Sa promotion à ce poste de commandement est appuyé par Sir Joseph Banks, alors président de la Royal Society et "découvreur" de l'arbre à pain.
Christian Fletcher, 25 ans, 3ème officier de la Bounty, a déjà servi sous les ordres de William Bligh avant de s'embarquer pour ce voyage.
L'équipage de la Bounty est composé de marins de tous horizons. Les plus jeunes ont 15 ans, le plus âgé 40 ans.

William Bligh, 33 ans, capitaine de la Bounty, était maître d'équipage lors du 3ème voyage de Cook à Tahiti. Il est considéré par ses pairs comme étant un excellent marin. Sa promotion à ce poste de commandement est appuyé par Sir Joseph Banks, alors président de la Royal Society et "découvreur" de l'arbre à pain.
Christian Fletcher, 25 ans, 3ème officier de la Bounty, a déjà servi sous les ordres de William Bligh avant de s'embarquer pour ce voyage.
L'équipage de la Bounty est composé de marins de tous horizons. Les plus jeunes ont 15 ans, le plus âgé 40 ans.

La Bounty appareille le 23 décembre 1787 ; le début de la traversée est marqué par une tempête qui oblige le navire à relâcher à Ténériffe pour réparer et réapprovisionner. A cette occasion éclate le premier conflit entre le capitaine Bligh et son équipage : suite à la disparition de fromages Bligh supprime la ration de fromage quotidienne. L'équipage grogne car il suspecte Bligh d'avoir détourné ces fromages à son profit.

Au cours de la traversée de l'Atlantique sud les mesures d'hygiène prises par Bligh permettent de ne déplorer aucun malade. Il fait ainsi procéder à la fumigation et à l'aération des entreponts, ainsi qu'au séchage des affaires personnelles.
Afin d'épargner les rations, Bligh décide de remplacer les deux livres quotidiennes de pain par une livre de citrouilles achetées à Ténériffe. La répugnance de l'équipage vis à vis des citrouilles avariées provoque un nouvel accès de colère de Bligh.
Chaque punition se concrétise par une série de coups de fouet administrée au fautif... le chat à 9 queues...
En avril la Bounty se présente au cap Horn. Pendant un mois entier, au milieu de la tempête, la Bounty essaie de passer le cap Horn. Les pompes sont mises en action toutes les heures. Au bout de trente jours de combat, Bligh jette l'éponge et ordonne de virer de bord afin de retraverser l'Atlantique pour rallier Tahiti en passant par l'Océan Indien.
La tempête dans les parages du cap Horn est éprouvante, tant pour le matériel que pour les hommes...
Le 23 mai 1788, la Bounty passe le cap de Bonne Espérance où elle relâche durant un mois pour procéder aux réparations indispensables, permettre à l'équipage de prendre un peu de repos et compléter l'avitaillement.
Le 20 août la Bounty aborde les côtes de Tasmanie, à la pointe sud ouest de l'Australie, pour se réapprovisionner. Un matelot décède des suites d'une infection.
Afin d'épargner les rations, Bligh décide de remplacer les deux livres quotidiennes de pain par une livre de citrouilles achetées à Ténériffe. La répugnance de l'équipage vis à vis des citrouilles avariées provoque un nouvel accès de colère de Bligh.
Chaque punition se concrétise par une série de coups de fouet administrée au fautif... le chat à 9 queues...
En avril la Bounty se présente au cap Horn. Pendant un mois entier, au milieu de la tempête, la Bounty essaie de passer le cap Horn. Les pompes sont mises en action toutes les heures. Au bout de trente jours de combat, Bligh jette l'éponge et ordonne de virer de bord afin de retraverser l'Atlantique pour rallier Tahiti en passant par l'Océan Indien.
La tempête dans les parages du cap Horn est éprouvante, tant pour le matériel que pour les hommes...
Le 23 mai 1788, la Bounty passe le cap de Bonne Espérance où elle relâche durant un mois pour procéder aux réparations indispensables, permettre à l'équipage de prendre un peu de repos et compléter l'avitaillement.
Le 20 août la Bounty aborde les côtes de Tasmanie, à la pointe sud ouest de l'Australie, pour se réapprovisionner. Un matelot décède des suites d'une infection.

- L'arrivée à Tahiti
Le 26 octobre 1788, après dix mois de traversée, la Bounty touche la pointe Vénus au nord de Tahiti après 27 086 milles nautiques (soient 50 163 km), à la moyenne de 108 milles (200 km) par jour. L'accueil des Tahitiens, qui se souviennent des passages de Cook et de celui du capitaine Bligh, est chaleureux.
Il convient de préciser que l'accueil des Tahitiennes fut tout particulièrement apprécié par l'équipage.

Mais rapidement les vols continuels des Tahitiens (des " chapardeurs nés " d'après J.Cook) obligent l'équipage à surveiller le navire au mouillage. Néanmoins la douceur des insulaires, la facilité du troc et la beauté de l'île contrastent fortement avec la rudesse des épreuves que l'équipage venait de traverser et le caractère inflexible et coléreux du capitaine Bligh.
Habilement, Bligh obtient de Tinah, le chef des tahitiens, l'échange de plants d'arbres à pain contre des hachettes, limes, vrilles, scies et des miroirs.
Il convient de préciser que l'accueil des Tahitiennes fut tout particulièrement apprécié par l'équipage.

Mais rapidement les vols continuels des Tahitiens (des " chapardeurs nés " d'après J.Cook) obligent l'équipage à surveiller le navire au mouillage. Néanmoins la douceur des insulaires, la facilité du troc et la beauté de l'île contrastent fortement avec la rudesse des épreuves que l'équipage venait de traverser et le caractère inflexible et coléreux du capitaine Bligh.
Habilement, Bligh obtient de Tinah, le chef des tahitiens, l'échange de plants d'arbres à pain contre des hachettes, limes, vrilles, scies et des miroirs.

- Séjour à Tahiti
La traversée ayant été plus longue que prévue, La Bounty arrive à la mauvaise période, et Bligh est contraint de prolonger son séjour sur l'île : la récolte des arbres à pain va durer 6 mois. Il seront conservés dans des pots et certains dans des paniers spéciaux (cf. illustration), et placés dans l'entrepont de la Bounty, spécialement aménagé pour ce transport un peu particulier. Les paniers spéciaux destinés à protéger les jeunes plants...
Durant cette période l'équipage profitera de l'accueil des tahitiens, des festivités permanentes, du troc facile (quelques clous contre un cochon de lait…) et … de la "gentillesse" des tahitiennes.
Le chirurgien de la Bounty, grand buveur, décédera durant cette période.
Quelques temps plus tard, la décision de Bligh de s'approprier tous les porcs que l'équipage ramène à bord provoque de nouveaux incidents. Les rapports entre Bligh et son équipage se dégradent un peu plus.

Le supplice du chat à neuf queues, largement utilisé par Bligh au détriement de son équipage...
En janvier 1789 le capitaine d'armes et 2 matelots désertent dans le canot du bord en emmenant des armes, des munitions et des provisions. Pourchassés, ils se rendent le 22 janvier. Malgré leur repentir le capitaine Bligh les condamne à 24 coups de fouet pour le capitaine d'armes et 48 coups pour les matelots.
Cette punition est très mal acceptée par l'équipage. Les officiers subissent également les réprimandes de Bligh.
L'excès de colère suivant de Bligh est déclenché lorsque l'on découvre que des voiles ont moisies dans la soute (inondée par les pluies car elle n'était pas étanche). Bligh accuse l'équipage de négligence vis-à-vis de l'entretien des voiles. Les hommes sont démoralisés par toutes ces injustices.
Malgré cela le travail continue, et début mars, la récolte étant terminée, les préparatifs pour l'appareillage commencent. L'ordre d'appareillage est donné le 4 avril 1789. Après 6 mois passés au paradis, la Bounty met le cap sur les Indes Occidentales.

