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Tahiti Polynésie française : Rencontre avec Mickey
Copyright © www.lompre.com avec l'autorisation de l'auteur Bernard Lompre, restranscrit par LeTahitien.com.
Article paru dans la Dépêche de Tahiti entre 1995 et 1996
Mickey est originaire de Salon de Provence, il est sur le territoire pour rendre visite à des amis, et il porte sur la poitrine un vieux tatou représentant un coeur.
Ces amis lui avaient parlé de Chimé, malheuresement, Chimé étant absent du territoire, ils se sont mis à la recherche d'un autre artiste car Mickey ne voulait pas repartir sans un tatou polynésien.
C'est ainsi qu'ils ont rencontré Susana lors d'une de ses démonstrations au Chinese Café du Petit Village à Moorea.
- La rencontre avec Mickey
- La dépêche Dimanche : Vous avez profité de votre séjour pour recouvrir par un tatou Polynésien un vieux tatou, pourquoi cette atitude ?
- Mickey : Le coeur que je portais ici à été fait il y a très longtemps, je devais avoir quinze ou seize ans. À cette époque je voulais être tatoué pour montrer à celle que j'aimais que mon amour pour elle était éternel.
- La dépêche Dimanche : Et bien évidemment vous changez de tatouage car vous avez changé de compagne ?
- Mickey : Mais absolument pas, c'est toujours la même personne, et elle est ici à mes côtés, je veux faire recouvrir ce coeur, non pas pour l'effacer car il restera toujours avec moi, mais plus pour une marque plus esthétique, plus artistique, qui aura la même signification.
- La dépêche Dimanche : Mais alors pourquoi ne pas conserver ce tatou et en faire un autre sur une autre partie du corps ?
- Mickey : C'est l'emplacement que j'aime, et, pour moi un tatou est d'abord de l'art. Mon ancien tatou était un peu rustique à mes yeux, les tatous polynésiens sont tellement beaux que, en arrivant ici, j'ai immédiatement pensé à faire refaire le coeur qui a bien perdu d'éclat et de couleur.
- La dépêche Dimanche : Si vous estimez que c'est de l'art allez-vous demander à ce qu'il soit signé par l'artiste ?
- Mickey : Non, je ne ressent absolument pas le besoin d'une signature, je sais qui me l'a fait et cela me suffit, je ne ressent aucun besoin à ce que les autres le sachent, c'est bien trop personnel.
- La dépêche Dimanche : Vous avez apporté chez la tatoueuse, le livre "Tatou", et quelques dessins, comment cela s'est il passé ?
- Mickey : Les différents dessins que j'ai fait pour montrer à Susana l'esprit de ce que je voulais ont été inspiré de cet ouvrage. Je pense qu'il y a une grande carence sur ce sujet, nous avons cherché partout de la documentation pour connaître l'origine et la signification des tatous, en vain.
Pourtant nous aurions beaucoup aimé trouver quelque chose qui explique clairement chaque motif et comment les organiser. Nous avons aussi appris qu'a l'OTAC il existe un livre en allemand mais aucune traduction, c'est bien décevant.
Heuresement, quand nous avons été face à Susana, elle nous a expliqué qu'il ne fallait pas faire de mélange entre les différents Tikis. Certaines types de bouche doivent être associées avec certains yeux, alors que dans mes dessins j'avais un peu tout mélangé.
Mais nous sommes parvenus à un dessin homogène, en prenant une partie de mon dessin et en choissant dans son catalogue une autre partie, nous sommes ainsi parvenus à un ensemble cohérent qui sera absolument unique et dont je suis très fier.
- Mickey : Le coeur que je portais ici à été fait il y a très longtemps, je devais avoir quinze ou seize ans. À cette époque je voulais être tatoué pour montrer à celle que j'aimais que mon amour pour elle était éternel.
- La dépêche Dimanche : Et bien évidemment vous changez de tatouage car vous avez changé de compagne ?
- Mickey : Mais absolument pas, c'est toujours la même personne, et elle est ici à mes côtés, je veux faire recouvrir ce coeur, non pas pour l'effacer car il restera toujours avec moi, mais plus pour une marque plus esthétique, plus artistique, qui aura la même signification.
- La dépêche Dimanche : Mais alors pourquoi ne pas conserver ce tatou et en faire un autre sur une autre partie du corps ?
- Mickey : C'est l'emplacement que j'aime, et, pour moi un tatou est d'abord de l'art. Mon ancien tatou était un peu rustique à mes yeux, les tatous polynésiens sont tellement beaux que, en arrivant ici, j'ai immédiatement pensé à faire refaire le coeur qui a bien perdu d'éclat et de couleur.
- La dépêche Dimanche : Si vous estimez que c'est de l'art allez-vous demander à ce qu'il soit signé par l'artiste ?
- Mickey : Non, je ne ressent absolument pas le besoin d'une signature, je sais qui me l'a fait et cela me suffit, je ne ressent aucun besoin à ce que les autres le sachent, c'est bien trop personnel.
- La dépêche Dimanche : Vous avez apporté chez la tatoueuse, le livre "Tatou", et quelques dessins, comment cela s'est il passé ?
- Mickey : Les différents dessins que j'ai fait pour montrer à Susana l'esprit de ce que je voulais ont été inspiré de cet ouvrage. Je pense qu'il y a une grande carence sur ce sujet, nous avons cherché partout de la documentation pour connaître l'origine et la signification des tatous, en vain.
Pourtant nous aurions beaucoup aimé trouver quelque chose qui explique clairement chaque motif et comment les organiser. Nous avons aussi appris qu'a l'OTAC il existe un livre en allemand mais aucune traduction, c'est bien décevant.
Heuresement, quand nous avons été face à Susana, elle nous a expliqué qu'il ne fallait pas faire de mélange entre les différents Tikis. Certaines types de bouche doivent être associées avec certains yeux, alors que dans mes dessins j'avais un peu tout mélangé.
Mais nous sommes parvenus à un dessin homogène, en prenant une partie de mon dessin et en choissant dans son catalogue une autre partie, nous sommes ainsi parvenus à un ensemble cohérent qui sera absolument unique et dont je suis très fier.

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