Tahiti Polynesie

Les îles de la Polynésie Française et de Tahiti

Billet d\'avion pour Tahiti Comparateur gratuit des prix de billets d'avion pour Tahiti
Sejour touristiques Comparateur gratuit de séjours à Tahiti
Petites annonces Tahiti Petites annonces Tahiti
Forum Tahiti Forum de discussions sur Tahiti


Perles de Tahiti


Les perles de Tahiti, perles Noires de Tahiti


 

Perles de TahitiLes perles de Tahiti sont plus connues sous le nom légendaire de "Perles Noires". Elles sont natives des îles des Mers du Sud, et plus précisément des lagons de Polynésie Française.

Ce chapelet d'îles coralliennes est situé au milieu du Pacifique Sud, à mi-chemin entre l'Australie et l'Amérique du Sud. On y trouve l'huître perlière à lèvres noires, qui secrète une coquille nacrière de couleur grise à noire.

Les perles de culture de Tahiti, sont des concrétions perlières sécrétées à l'intérieur des huîtres perlières à lèvres noires de l'espèce: Pinctada Margaritifera variété cumingui. Elles sont constituées par des couches perlières épaisses, comprenant des substances organiques et du carbonate de calcium sous forme d'aragonite.

Elles se traduisent par une diversité : de formes, de diamètres, de qualités et de plusieurs nuances de couleurs naturelles, allant du gris pâle au noir anthracite.

En Polynésie Française, la désignation commerciale : “Perle de Culture de Tahiti”, est exclusivement réservée aux perles de culture provenant de la greffe en Polynésie Française de l'huître perlière Pinctada Margaritifera, présentant une couche perlière continue sur au moins 80% de la surface de la perle, et ne faisant pas apparaître soit le nucleus, soit l'emplacement du nucleus.

Toute autre marchandise ne répondant pas à ces critères, ne pourra avoir la dénomination Perle de culture de Tahiti, et sera considérée comme un rebut. Ce sera le cas, en particulier, des perles de calcite, des perles organiques et des perles dont le nucleus est visible à l'œil nu.


 

Perle noire du pacifiqueCette huître perlière Te Ufi comme la dénommait une légende polynésienne, fut offerte aux humains par le dieu de la paix et de la fertilité, Oro, qui descendait sur terre, chevauchant l'arc-en-ciel. On raconte ainsi que c'est par amour pour la belle princesse de l'île de Bora-Bora qu'il lui fit ce présent. L'esprit du corail et l'esprit du sable, Uaro, auraient paré alors Te Ufi de la robe qui étincelait de toutes les couleurs des poissons peuplant son domaine.

Sa coquille  fut très recherchée au siècle dernier pour les besoins des entreprises de boutonnerie européennes. Cette exploitation donnait lieu alors à des campagnes de pêche annuelles très intenses dans les lagons des îles Tuamotu et Gambier.

A l'occasion de ces récoltes, rendues dangereuses par la succession de plongées en apnée à grande profondeur (30 mètres) dans des eaux infestées de requins, on découvrait fortuitement des perles noires de grande valeur. On estimait qu'il fallait ouvrir plus de 15 000 huîtres perlières pour trouver une perle fine.

La perle noire était alors déjà renommée pour sa valeur, due notamment à sa rareté et à son utilisation pour les parures impériales ou royales, ce qui la fit qualifier de "Perle des Reines" et de "Reine des Perles".

La plus connue de ces perles fines était la fameuse perle noire "Azra", qui constitue le centre d’un collier qui faisait partie des joyaux de la couronne de la Russie tsariste.

En Chine Impériale, la perle noire, symbole de sagesse, était gardée entre les dents d'un dragon qu'il fallait vaincre pour la mériter.


 

  1. La culture de la perle constitue la 1ère source de recettes extérieures après le tourisme.
  2. La Polynésie française est le 2ème producteur et exportateur mondial de perles
  3. L'industrie de la perle est la 2ème source de devises pour la Polynésie Française.
Perle de Tahiti
Perle noire de Tahiti

Les premières expérimentations de collectage et d’élevage de l’huître Pinctada margaritifera ont été entreprises vers 1900, par M. Simon Grand, ostréiculteur d’Arcachon, qui effectuera ses essais dans plusieurs îles des Tuamotu et Gambier où il réussira à collecter et élever quelques nacres.

Avant guerre, des perles noires de culture sont produites aux îles Ryukyu, près d'Okinawa, à Palau et aux Îles Marshall. Mais les volumes récoltés ne se prêtent pas à une commercialisation internationale tous azimuts.

En 1966, la première ferme perlière privée s'installe à Manihi, dans l'atoll des Tuamotu.

C'est en 1972 que des perles de culture tahitiennes sont exportées officiellement pour la première fois. Rien de gigantesque : 1,5 kg, rapportant à peine 3 663 USD. Le volume des exportations atteint 37 kan (138,8 kg) en 1983, et représente 5 millions. L'industrie passe à la vitesse supérieure.

En 1992, les exportations dépassent pour la première fois la tonne, avec 285 kan (1 069 kg) et 43, 5 millions de dollars. Quatre ans plus tard à peine, les cinq tonnes sont dépassées (1 360 kan ou 5 099 kg); elles rapportent 152,4 millions. Les Îles Cook, deuxième producteur, produisent la même année 53 kan (200 kg), d'une valeur à peine inférieure à 4 millions de dollars.

À partir de 1994, les quantités qui empruntent le chemin de l'étranger progressent de façon impressionnante. Le plus gros volume de perles jamais exporté l'est en 1996 (5,4 tonnes) et celui exporté en 1997 représente la plus grosse valeur en francs CFP (14, 6 milliards CFP), mais en dollars, un peu moins que les exportations de 1996 (155 millions de dollars contre 138 millions) en raison des fluctuations de change.

En 1999, Tahiti a exporté 11,7 tonnes de perles de culture pour une valeur de 20,7 milliards de F CFP. Le prix moyen à l'exportation des perles de Tahiti s'est établi à 1773 F CFP le gramme contre 2067 F CFP l'année précédente, soit une réduction de 14,22%. Les plus grands marchés à l'exportation pour la perle de Tahiti sont le Japon, les Etats-Unis et HongKong.

Pour inciter le commerce de la perle, le GIE Tahiti Pearl Producers a vu le jour en 1995, afin que les éleveurs puissent commercialiser leur production sans intermédiaire. Cette organisation regroupe 50 petites et moyennes exploitations responsables de 20% environ de la production de Polynésie française. Sa vente aux enchères vient compléter celle de Poe Rava Nui, événement majeur qui se tient régulièrement au mois d'octobre.

Où que l'on aille de nos jours, les perles noires y sont aussi.


 

  • L'élevage des perles noires
Le processus d'élevage de l'huître perlière est long et nécessite énormément de soins, car l'espèce est fragile. L'huître perlière à lèvres noires  libère à certaines périodes de l' année ses produits sexuels qui sont fécondés en pleine eau. Après une dérive d'un mois les jeunes huîtres se fixent sur les coraux ou meurent enfouies dans le sable.

L’éleveur, en immergeant dans le lagon des collecteurs artificiels, capte ces jeunes huîtres, puis les élèvent sur des lignes d'élevage sous-marin pendant plus de trois années, durant lesquelles elles feront l'objet de soins attentifs en subissant notamment des nettoyages successifs.

L'huître perlière adulte est alors apte à subir la greffe perlière, qui consiste à reproduire, grâce à l'intervention de l'homme, le processus naturel de formation d'une perle. Pour ce faire, des huîtres mères matures subissent l'implantation d'un noyau et d'un morceau de tissu sécréteur de la perle en son sein. La gestation dure environ deux années, durant lesquelles l'animal a recouvert le noyau de plusieurs milliers de couches perlières ou l'a rejeté. En effet, bien que cette opération semble apparemment simple, la nature extrêmement délicate de l'huître perlière à lèvres noires fait que seules une trentaine de perles seront récoltées sur les 100 huîtres perlières implantées, et parmi elles, seules une ou deux seront parfaites.

A la récolte, la perle, lorsqu'elle a été produite, est extraite délicatement et l'animal est remis au lagon.

Durant l'élevage perlier, la formation de la perle a pu être perturbée par des variations anormales des conditions des eaux d'élevage, dues notamment à des cyclones ou à un réchauffement des eaux. Ces perturbations sont à l'origine de la formation de perles baroques, semi-baroques, ou cerclées, et de l'extrême rareté des perles rondes parfaites.

La difficulté et la complexité de la production des perles de Tahiti expliquent en partie les prix pratiqués sur le marché mondial pour les différentes catégories. Il faut savoir que plus de cinquante mois d’effort et 2000 huîtres sont nécessaires pour obtenir seulement 10 perles de catégories A. C’est pourquoi, la demande pour la perle noire n’a cessé de croître ces 15 dernières années conférant aux perles de Tahiti une grande importance au sein du marché mondial de la perle de culture.

Perles de Tahiti


 

Polynesie française et Tahiti

Devenez partenaires avec notre site Contact