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Polynésie française : Les Gambier

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Les îles Gambier (ou Archipel des Gambier) font partie de l'archipel des Tuamotu-Gambier en Polynésie française. Ces îles constituent les zones de peuplement les plus orientales de la Polynésie française, situées à 1700 km de Tahiti. En fait c'est l'atoll Temoe, rattaché administrativement aux îles Gambier, et situé à 50 km à l'est, qui est réellement l'île la plus orientale de Polynésie française.
L'ensemble est composé de 14 îles hautes, dont 4 de très petite taille, ainsi que de plusieurs îlots coralliens ancrés sur le récif qui enserre un lagon profond dans lequel les îles hautes sont disposées. La plus grande île et la seule habitée de façon permanente est Mangareva avec Rikitea comme chef-lieu. Les trois autres grandes îles sont Aukena, Akamaru et Taravai. Un aérodrome existe sur le motu Totegegie. A plus de 500 km à l'est des îles Gambier, se trouve l'île de Pitcairn, célèbre pour avoir abrité les mutinés du Bounty à la fin du XVIIIe siècle.
L'ensemble est composé de 14 îles hautes, dont 4 de très petite taille, ainsi que de plusieurs îlots coralliens ancrés sur le récif qui enserre un lagon profond dans lequel les îles hautes sont disposées. La plus grande île et la seule habitée de façon permanente est Mangareva avec Rikitea comme chef-lieu. Les trois autres grandes îles sont Aukena, Akamaru et Taravai. Un aérodrome existe sur le motu Totegegie. A plus de 500 km à l'est des îles Gambier, se trouve l'île de Pitcairn, célèbre pour avoir abrité les mutinés du Bounty à la fin du XVIIIe siècle.
Les îles Gambier furent peuplées à partir du XIIe siècle de notre ère. Beaucoup plus tard, le pirate anglais Edward Davis en 1687 aurait aperçu l'île de Mangareva, mais c'est finalement le 24 mai 1797 que le navigateur James Wilson la découvre. Navigant avec son équipage et quelques missionaires de la LMS se rendant à Tahiti, il baptise l'archipel du nom de l'amiral anglais Gambier soutenant les activités de la mission. De plus, il nomma le point culminant des îles du nom de son navire le Duff.
Il faudra attendre jusqu'en 1826 pour que le premier Européen , Frederick Beechey, pose le pied sur une île. L'officier anglais y découvra les Mangaréviens qui appartenaient à l'ethnie polynésienne, ils étaient environ 5000, étaient végétariens et parlaient un dialecte, le mangarévien. À cette époque, le roi des Gambier, Maputeoa, résidait à Rikitea. La population était répartie sur les quatres îles principales. Quelques temps plus tard, les récits de Beechey attirèrent de nombreux navires de commerce, ce qui fit de Rikitea une importante escale de réapprovisionnement et un centre de commerce avec les indigènes pour sa nacre de bonne qualité, abondante dans les vastes lagons.
En 1834 fut fondée la première mission catholique de Polynésie, la congrégation du Sacré-Coeur. Honoré Laval, le supérieur de la mission et le père François Caret y multiplièrent les constructions d'édifices à vocation religieuse (une imposante cathédrale, neuf chapelles, tours de guet, prison,...) sur toutes les îles environnantes. La population va décliner très rapidement, puisqu'en 1887 il n'y a plus que 463 personnes. Ayant été une entité semi-indépendante depuis 1844, c'est finalement en 1881 que les Gambier sont officiellement annexés à la France. L'émigration était forte et la population du village stagnait : elle s'élevait à 580 habitants en 1956 et 560 en 1983. Depuis, elle a fortement augmenté, le dernier recensement fait état de 1148 habitants en 2002.
L'ex-président Gaston Flosse est originaire de Rikitea.
Il faudra attendre jusqu'en 1826 pour que le premier Européen , Frederick Beechey, pose le pied sur une île. L'officier anglais y découvra les Mangaréviens qui appartenaient à l'ethnie polynésienne, ils étaient environ 5000, étaient végétariens et parlaient un dialecte, le mangarévien. À cette époque, le roi des Gambier, Maputeoa, résidait à Rikitea. La population était répartie sur les quatres îles principales. Quelques temps plus tard, les récits de Beechey attirèrent de nombreux navires de commerce, ce qui fit de Rikitea une importante escale de réapprovisionnement et un centre de commerce avec les indigènes pour sa nacre de bonne qualité, abondante dans les vastes lagons.
En 1834 fut fondée la première mission catholique de Polynésie, la congrégation du Sacré-Coeur. Honoré Laval, le supérieur de la mission et le père François Caret y multiplièrent les constructions d'édifices à vocation religieuse (une imposante cathédrale, neuf chapelles, tours de guet, prison,...) sur toutes les îles environnantes. La population va décliner très rapidement, puisqu'en 1887 il n'y a plus que 463 personnes. Ayant été une entité semi-indépendante depuis 1844, c'est finalement en 1881 que les Gambier sont officiellement annexés à la France. L'émigration était forte et la population du village stagnait : elle s'élevait à 580 habitants en 1956 et 560 en 1983. Depuis, elle a fortement augmenté, le dernier recensement fait état de 1148 habitants en 2002.
L'ex-président Gaston Flosse est originaire de Rikitea.
À l'exception de quelques foyers isolés, tous les Mangaréviens vivent à Rikitea. Les gens pratiquent de nos jours la perliculture dans les nombreuses fermes perlières occupant les lagons des Gambier, dont les eaux relativement fraîches autorisent la production de perles de qualité. Au cours des dernières années, bien que très éloigné des foyers majeurs de peuplement de la Polynésie française, l'archipel a vu sa population augmenter grâce à l'activité perlière et à l'exploitation de la nacre.

